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Histoire de la caisse claire

La caisse claire est clairement l’instrument autour duquel tourne toute la batterie. Le signe évident de son importance cruciale est qu’elle occupe une position centrale par rapport à votre corps. Elle est placée directement devant le batteur, entre ses jambes. Si vous ne savez pas pourquoi elle est là et pas ailleurs, c’est que c’est juste super pratique pour faire des roulements car accessible symétriquement des deux mains.
Ensuite, elle fait partie des trois instruments principaux sans lesquels il n’y a pas de batterie dans son sens historique. Le deux autres étant le charley (épisode 2) et la grosse caisse (épisode précédent)

L'un et l'autre étant d'ailleurs placés successivement à gauche et à droite de la caisse claire. Ce n'est pas un hasard et c'est également l'unique instrument de la batterie à être aussi souvent joué seul, principalement dans le jazz et la musique expérimentale.
La caisse claire est, tout comme la grosse caisse, une sorte de tambour, certes, mais un tambour qui a un son très particulier que l’on reconnaît entre mille.
Ce son est du à la présence d’un timbre qui précisément change le timbre de l’instrument c’est-à-dire sa sonorité. C'est lui qui donne ce son craquant et sans lui la caisse claire sonnerait un peu comme une timbale sud américaine.

Le timbre est un ensemble de fils torsadés, serrés contre une des deux peaux du tambour afin de vibrer lorsque l'on frappe l’autre peau.
Le son produit est donc l'addition du son de la baguette frappant une peau et du son du timbre.

Cette façon de faire a été inventé en Europe pendant le moyen-âge avec un instrument appelé tabor. C'est cet instrument qui, en évoluant, a donné la caisse claire.


Le tabor médiéval

Le tabor était un petit tambour en bois à deux faces, parfois appelé tambour de parade, qui se jouait en le tenant sous le bras et en frappant les deux faces avec une seule baguette. L'autre main du musicien tenait une petite flûte, créant ainsi une combinaison musicale utilisée dans diverses occasions, comme les processions et événements religieux, les fêtes, les spectacles de rue. D’origine française, cette utilisation s'est répandue dans toute l'Europe, elle s'est également répandue dans toutes les couches sociales; prisée à la fois par la noblesse et les cours royales et par le peuple.

Au fil du temps, le tabor a donné naissance à d'autres types de tambours, dont la caisse claire de votre batterie et il est encore joué quasi tel quel dans sa version flûte ou fifre / tambour dans quelques traditions européennes notamment en Provence avec le couple d'instruments galoubet - tambourin.

Les rudiments :

L'histoire des rudiments, ces "briques" de rythmes que tout(e) batteur (euse) doit apprendre, est contée dans ce podcast, voici un lien pour en avoir la liste officielle complète :

https://www.pas.org/resources/rudiments



Le prochain épisode sera consacré aux toms, Un drôle de nom pour un tambour... D'où vient-il ? Comment a-t-il remplacé le tambour chinois présent sur les premières batteries ?

Ne manquez pas cet épisode !

Comme toujours, je vous rappelle que certains épisodes appelés ZimBoom, consacrés à des points plus précis comme un son particulier, un rythme ou un événement dans l'histoire de la batterie, sont disponibles en aidant le podcast via mon Patreon. Vous pouvez souscrire pour 3 euros par mois et il y a des goodies régulièrement www.patreon.com/LaBatteriepodcast


Une autre façon de me soutenir est de noter ou commenter cet épisode, je vous encourage à le faire car c'est gratuit !

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Site de Didier Ambact : https://didierambact.jimdofree.com/