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Histoire de la grosse caisse

Je ne sais pas pour vous mais moi, quand on me dit grosse caisse, je pense, évidemment aussitôt , à mon instrument favori mais aussi aux fanfares. Aux fanfares militaires peut-être  mais, en ce qui me concerne, surtout aux fanfares de tous ces carnavals que j’ai vu quand j’étais enfant comme les Gilles de Binche. Une tradition belge très étonnante.
Le rapport entre les deux, les militaires et les fanfares de rue, comme je vous le disais dans le premier chapitre, est très étroit. La grosse caisse est effectivement venu en Europe par un biais militaire mais ses origines sont plus lointaines et surtout plus mystiques.

En Mésopotamie, une région du Proche-Orient équivalant grosso modo aux actuelles Iran et Irak, les Sumériens ont inventés au IIIème millénaire avant JC, oui ça fait un bail!,  une sorte de timbale d’orchestre en forme de gobelet, c’est-à-dire un tambour à fond plat qu’ils appelaient LILISSU.

La Lilissu s'est ensuite transformée en Dohol, un tambour persan à 2 peaux et non plus à fond plat. C’est plus que probablement la version primitive de la grosse caisse militaire européenne. Les turcs en ont une similaire du nom de Tabl Turki ou Davul. C’est certainement cette grosse caisse que les armées chrétiennes ont croisé (si j’ose dire) sur leur chemin. Elle était portée sur la poitrine comme aujourd’hui dans les fanfares. Un tambour qui les a d’abord effrayés avant que nos ancêtres ne le prennent à leur compte. Vraisemblablement pour effrayer d’autres ennemis à leur tour.

Instrument faisant partie de ce qu’on appelait par dérision les “turqueries” au XVIIème, la grosse caisse va se faire une place de choix dans la musique européenne. Car elle est rapidement présente dans de nombreuses œuvres certainement aussi par l’effet de la mode orientaliste. Citons : le "Requiem" de Verdi (dans le "Dies Irae"), la "Symphonie n° 3" de Mahler , "Le Sacre du printemps" de Stravinsky

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